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diagnostic bactériologique

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diagnostic bactériologique Empty diagnostic bactériologique

Message par malik le Jeu 23 Avr 2009 - 10:31

Le but de l'analyse
Demande d'un examen bactériologique de...
Diagnostic d'une infection x
Suivi de traitement, contrôle après traitement.
Recherche de la bactérie : elle est nommément désignée.
Précision de la nature des symptômes pathologiques
localisation des lésions infectieuses
Date d'apparition
Etat physiologique du patient
Existence d'affections associées
Séjour en pays d'endémie
Evoquer le risque d'infection ou de colonisation (ex :
brucellose, tuberculose, shigela).
Traitement éventuel pouvant interférer avec l'examen
prescrit (ex : ab, anticoagulants...)
Le degré d'urgence.
Le prélèvement

Il s'agit d'un acte clé puisque de sa qualité va dépendre
celle du diagnostic.
Le prélèvement est un acte médical : les personnes qui
prélèvent mais qui ne seraient pas du corps médical doivent se munir d'une
habilitation.
Conditions
Le prélèvement doit être précoce, et réalisé avant
l'administration d'antibiotique. Le volume de prélèvement doit être suffisant.
Exception : les méningites à méningocoques accompagnée ±de
purpura fulminans doivent faire l'objet d'une administration d'antibiotique à
domicile.
Nature du prélèvement.

1) Avec un écouvillon stérile pour : les téguments, les
muqueuses.
2) Ponction :
D'un liquide au niveau d'une séreuse. D'un hématome De la
suppuration d'un organe D'un abcès non fîstulisé
Ex : lombaire, pleural, articulaire, abdominal(ascite).
3)Sang pour hémoculture
4) biopsie : superficielle (pratiquée par tout médecin) ou
profonde (chirurgicale).
5) Grattage.
6) Prélèvement des interventions chirurgicales.
7) cathétérisme.
Cool Utilisation d'une sonde (ex : urinaire).
9) Sécrétions naturelle : urines, sécrétions bronchiques
Précautions.

Ne pas infecter le patient.
Ne pas contaminer le prélèvement : pour cela, on peut utiliser
un cathéter et une brosse qui récolte les sécrétions bronchiques, et que l'on
garde à l'abri de la flore buccale et pharyngée.
Recueil.

Il se fait dans un récipient approprié : flacon ou tube
stérile + lame destinée à une coloration.
Il faut un milieu de transport approprié.
Il faut identifier : le nom, la date, l'heure (ces trois
premiers éléments sont liés à la traçabilité ), la nature du prélèvement, le
site du prélèvement, et l'identité du préleveur.
Conditions de conservation et de transport.

On doit redouter la dessiccation et le froid.
L'acheminement doit être fait en moins de 30 min, ou mieux
directement au laboratoire (dans tous les cas, moins de 2 heures).
Les milieux de transport permettent une meilleure
conservation, et d'allonger ce délai, (il peut en exister des spécifiques à la
recherche effectuée).
Le diagnostic direct au labo

Macroscopique.
On examine à l'œil nu des crachats purulents, diarrhées, LCR
troubles, urines
troubles...
Ce type de diagnostic est assez limité, puisqu'il ne permet
souvent que de suspecter une infection bactérienne.
Microscopique.


A l'état frais.

Il donne des renseignements sur la forme, la mobilité.
Après coloration (simple, gram, Ziehl...)


Réalisable sur de nombreux prélèvements, elle permet la mise
en évidence des cellules, mais ne permet pas d'examen cytologique fin (il faut
des colorations spéciales).
Dans certaines situations, seul cet examen est réalisable,
car la bactérie ne peut être
mise en culture.
Ex : le Tréponème pâle (Microscope à fond noir, à l’état
frais).
Le bacille de la Lèpre : mycobactérie plus ou moins reconnue
après coloration de Ziehl (AAR) angine de vincent : association de bactéries
dites fuso-spirillaires (bactéries fusiformes + spirales).
Recherche d'antigènes solubles.

Les bactéries avec capsule polysaccharidique relarguent des
antigènes. On peut retrouver ces Antigènes :
Dans le LCR :méningocoques, pneumocoques, Haemophilus
Influenzae.
Dans le sang :idem.
Les urines : legionella +++
Mise en culture.

Choix du milieux de culture.
D'où l'intérêt de préciser la bactérie à rechercher,
puisqu'il existe des milieux adaptés à chaque type de bactérie.
Ces milieux peuvent être :solide, liquide, sélectifs,
d'enrichissement, spéciaux.
Recherches obligatoires.


Certaines bactéries sont systématiquement recherchées sur
tous les prélèvements.
Résultats.

On obtient des colonies.
L'identification se fait par mise en évidence de :
Propriétés biochimiques. Antigènes.
Produits sécrétés (toxines...) Sensibilité aux
bactériophages ( = lysotypie). Marqueurs moléculaires.
On aboutit ainsi à l'identification de la bactérie, ce qui
conduit parfois au diagnostic (ex : brucella et brucellose ; ceci est moins
évident dans le cas d'autres bactéries).
Délai.
Délai habituel : 48 h.
On peut donner une suspicion en 24 heures (en fait, à valeur
de résultat) ; parfois même dès l'examen microscopique.
Si la culture est lente et qu'il faut un enrichissement du
milieux de culture, le délai peut être de 3 à 4 jours
Ex : bacille tuberculeux (10 j), colibacille d'une infection
urinaire(24h).
L'antibiogramme.


1) Selon la souche.
2) Selon la
localisation de l'infection.
En effet, selon les contextes cliniques, on aura un choix
d'antibiotiques à tester.
3) But : on
recherche une sensibilité, des résistances éventuelles.
M /S"
Autres études.
Détermination de la CMI d'un AB sur la souche bactérienne.
Ex : pneumocoque qui provoque une méningite ; on recommande
de déterminer la CMI des AB utilisés dans le traitement pour s 'assurer de la
réelle sensibilité de la souche.
Le diagnostic indirect
Principe
recherche de la réponse de l'organisme à l'infection.
Technique.

Mise en évidence de la réponse humorale
recherche d'anticorps par test sérologique.
Conditions.
Tenir compte du délai d'apparition des anticorps. Tenir
compte de la cinétique d'évolution des anticorps.
Il faut le sérum le plus précoce possible ; les anticorps
peuvent ne pas être présents. D'où la nécessité d'un deuxième sérum plus tardif
: on cherche l'apparition de nouveaux anticorps, l'augmentation des Anticorps
dans le sérum, si cette augmentation est significative...
Autres méthodes
Le diagnostic in situ.

1) Anticorps fluorescents.
2) HIS avec sondes
marquées : + amplification.
Ex : bacille tuberculeux (méthode plus rapide que les 10 j
en milieu liquide).
3) Amplification
génique.
Ex : recherche de Clamydia au niveau d'un prélèvement
urétral.
Surveillance du traitement antibiotique.
Test spécifique
avec antibiotique et sérum du patient.
Dosage d’antibiotique


Au niveau du pic de la première prise : on test l'activité
de l'AB.
Au niveau de la vallée (avant le pic de la prise suivante) :
on apprécie la concentration Résiduelle, et la toxicité de l’antibiotique si
cette concentration est élevée.
malik
malik
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