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Nizar kabbani(le poête de la femme)

 :: La caféte :: culture

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Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Jeu 9 Déc 2010 - 5:31



Nizar Kabbani est né à Damas (Syrie) le 21 mars 1923.
lundi 22 décembre 2003.
En 1945, Nizar Kabbani obtient le diplôme de la faculté de droit de l’Université de Damas.
Il entre comme attaché au ministère Syrien des affaires étrangères et occupe des postes diplomatiques au Caire, à Ankara, à Madrid, à Pékin et A Beyrouth jusqu’à Sa démission en 1966. Dès l’âge de 16 ans, il commence à écrire des poèmes, largement consacrés à des thèmes amoureux.


Sa poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreu-ses images empruntées au monde de l’enfance.
Après la défaite arabe face à Israël en 1967, son oeuvre prend une coloration politique et engagée. Son poème le plus récent, Les enfants de la pierre, fait référence au soulèvement actuel dans les territoires occupés.

Depuis ses débuts en 1944, Nizar Kabbani a publié plus de trente recueils de poèmes. Ses textes ont été chantés par Feyrouz, Oum Kalsoum et d’autres. il est le poète arabe le plus populaire et le plus lu.

Des textes de Nizar Kabbani ont été traduits en espagnol par Pedro Monteret (Institut hispano-arabe, 1964) et en anglais par Abdallah al-Uzari (in Con temporar.y ,4 rab Poetry, Penguin, 1986) et par Selma Khadra Jayyusi (in Modem Arabie Poetry, Columbia University Press, 1987).



"La voyante de Nizar"


La voyante


1. Elle s’assit… la peur dans les yeux
2. Observant ma tasse retournée
3. Elle dit : Ne sois pas triste, mon enfant
4. Car l’amour est ta destinée
5. O mon enfant… mourra en martyr…
6. Celui qui meurt converti à la religion de l’être aimé…

7. Ta tasse… est un monde terrifiant
8. Et ta vie n’est que voyages… et guerres
9. Tu aimeras de multiples fois
10. Et tu mourras de multiples fois
11. Tu adoreras toutes les femmes de la terre…
12. Et tu reviendras… comme un roi vaincu…

13. Dans ta vie, mon enfant, il y a une femme
14. Ses yeux… Louange à Dieu
15. Sa bouche… est dessinée comme une grappe
16. Son sourire n’est que mélodies et roses
17. Mais ton ciel est pluvieux
18. Et ta voie… est sans issue, sans issue

19. Car la bien-aimée de ton cœur… ô mon enfant
20. Dort… dans un château surveillé
21. Le château est immense… mon enfant
22. Et bien gardé par chiens et soldats
23. La princesse de ton cœur… dort
24. Celui qui pénètre dans sa chambre… est perdu…
25. Celui qui demande sa main… celui qui s’approche…
26. De la muraille de son jardin… est perdu
27. Celui qui essaie de défaire ses nattes
28. O mon enfant… est perdu…e st perdu

29. J’ai prédit l’avenir… et lu dans les astres de nombreuses fois
30. Mais je n’ai jamais lu…
31. Dans une tasse semblable à la tienne
32. Je n’ai jamais connu ô mon enfant
33. Une tristesse… pareille à la tienne
34. Ta destinée est de marcher à tout jamais
35. En amour… sur le tranchant du poignard
36. De rester solitaire comme les coquillages
37. De rester mélancolique comme le saule pleureur
38. Ta destinée est de naviguer à tout jamais
39. Sue la mer de l’amour sans voile
40. D’aimer d’innombrables fois
41. Et de revenir comme un roi détrôné


Nizar kabbani,
extrait du recueil « Poèmes Féroces », 1970


Poeme dédié a toutes les femmes et dédicace spéciale a Dreams!!

Esculape
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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Jeu 9 Déc 2010 - 5:33

Chanson sublime interprétée par Abdelhalim!!!

Esculape
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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Jeu 9 Déc 2010 - 5:38



Nizar Kabbani, ou Qabbani (en arabe نـزار قـبـّانـي , translittéré Nizār Qabbānī), né le 21 mars 1923 à Damas, Syrie et mort le 30 avril 1998, à Londres, Grande-Bretagne, était un poète syrien, dont la poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance. Nizar est considéré comme l'un des plus grands poètes contemporains de langue arabe.
Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 La fin de sa vie
3 Son œuvre
4 Notes et références
5 Liens externes
Biographie

Dès l’âge de 16 ans, Nizar Kabbani commence à écrire des poèmes, largement consacrés à des thèmes amoureux.
En 1945, il obtient le diplôme de la faculté de droit de l’Université syrienne à Damas.
Il entre comme attaché au ministère Syrien des affaires étrangères et, ayant opté pour la carrière diplomatique, occupe divers postes de chargé d'affaires et de conseiller culturel dans les ambassades syriennes au Caire, à Ankara, à Madrid, à Pékin et à Beyrouth jusqu’à sa démission en 1966.
Après la défaite arabe face à Israël en 1967, il crée à Londres la maison d'édition « Nizar Khabbani » et devient un puissant et éloquent porte-parole de la cause arabe.
Installé à Beyrouth au milieu des années soixante, il disait ressentir « une immense tristesse en voyant tout le mal qu'on fait » à cette ville. Dans une interview au quotidien libanais « L'Orient le Jour » en 1977, à l'occasion de la parution de « A Beyrouth la femme, avec mon amour », il indiquait: « Je vis à Beyrouth depuis dix ans. Elle est pour moi la mère, l'amie et l'aimée ».
Depuis ses débuts en littérature en 1944 avec son premier recueil de poèmes, intitulé : La brune m'a dit, Nizar Kabbani a publié plus de trente recueils de poèmes, dont L'enfance d'un sein (1948), Samba (1949), tu es à moi (1950), le journal d'une femme indifférente (1968), des poèmes sauvages (1970), le livre de l'amour (1970), 100 lettres d'amour (1970), des poèmes hors- la loi(1972), je t'aime, je t'aime et la suite viendra (1978), A Beyrouth, avec mon amour (1978), que chaque année tu sois ma bien aimée (1978), Je jure qu'il n'y a de femmes que toi (1979) et plusieurs d'autres œuvres. Il va créer autour de lui une très grande controverse due au fait qu'il y relatait sans fausse pudeur son amour pour la femme.
Son œuvre, louée par des générations d'Arabes pour ses vers sensuels et romantiques, ne s'est pas limitée aux recueils de poésie. Il a apporté des contributions régulières au journal de langue arabe Al Hayat, et ses textes ont été mis en musique et chantés par Mohamed Abdelwahab, Najib Serraj ou Abdel Halim Hafez (Qariat el fingan, Rissala min tahtilmaa), ils ont également été chantés par des chanteuses Libanaises, Syriennes ou Égyptiennes comme Feyrouz, Oum Kalsoum et d’autres, ce qui a contribué à populariser son travail. Il est le poète arabe contemporain le plus populaire et le plus lu.
Il fut surnommé le poète de la femme et de la Oumma suite au tournant que connaîtra sa poésie après les défaites arabes successives face aux Israéliens. Il sera pratiquement le seul poète à ne pas chanter les louanges des dirigeants arabes et à les tenir pour cause de ces défaites.
Des textes de Nizar Kabbani ont été traduits en espagnol par Pedro Monteret (Institut hispano-arabe, 1964) et en anglais par Abdallah al-Uzari (in Con temporar.y ,4 rab Poetry, Penguin, 1986) et par Selma Khadra Jayyusi (in Modem Arabie Poetry, Columbia University Press, 1987).
Le poète syrien Youssef Karkoutly a pu dire de Nizar Khabbani qu'il était « aussi nécessaire à nos vies que l'air ».
Nizar Kabbani a été marié deux fois. Il avait eu deux enfants de son premier lit, avec Zahra Akbik (décédée en 2007) : Tawfiq décédé jeune, et Hadba, décédée en 2009. Sa seconde épouse, Balqis al-Rawi, une enseignante irakienne qu'il avait rencontrée lors d'un récital de poésie à Bagdad, et qui lui donna également deux enfants, Omar et Zeïnab, a trouvé la mort dans un attentat perpétré par des activistes pro-iraniens contre l'ambassade d'Irak en 1981 à Beyrouth, où elle travaillait pour la section culturelle du gouvernement irakien. Cette disparition a beaucoup affecté le poète, qui reprit espoir grâce à ses enfants.

La fin de sa vie

Après la mort de Balkis, Kabbani quitte Beyrouth. Il habite entre Genève et Paris puis s'établit à Londres pour ses 15 dernières années. 1. Là, il continue à ecrire des poèmes qui soulèvent quelques controverses et notamment "Quand annonceront-ils la mort des Arabes?" et "Les coureurs" (Al mouharwilon المهرولون ). En 1997, Nizar Kabbani souffre de problèmes de santé. Et malgré une amélioration vers la fin de 19972, il meurt à Londres le 30 Avril 1998 d'une crise cardiaque3 à l'âge de 75 ans. Il formula le voeux d'être inhumé à Damas, qu'il décrivait comme étant le ventre qui lui apprit la poésie, la créativité et le gratifia de l'alphabet du Jasmin4. Il fut transporté à Damas quatre jours plus tard. En effet, le président syrien Hafez el Assad envoie un avion spécial pour rapatrier sa dépouille mortelle. L'inhumation aura lieu, selon les voeux du poète, dans le caveau familial, dans le vieux Damas, à Bab Al-Saghir4.
Il fut pleuré et regretté dans tous les pays arabes où l'on diffusa sur les médias ses oeuvres littéraires.4
Son œuvre

La femme a été la source principale de l'inspiration poétique de Nizar Kabbani à cause du suicide de sa sœur. Il publie son premier recueil de poèmes, « La brune me l'avait dit» قالت لي السمراء , en 1944. Suivra « L'odeur du jasmin de Damas». Avec la publication, en 1952, de « La jeunesse d'un sein », qui rompait avec les traditions conservatrices de la littérature arabe, il acquiert une réputation d'audace, qui fera de lui, au fil des ans, l'un des poètes contemporains les plus importants de la littérature arabe.
Après la défaite arabe lors de la guerre israélo-arabe de 1967, son œuvre prend une coloration plus politique et engagée pour la cause arabe. Il publie alors « En marge du journal de la défaite ». Engagé politiquement, il écrit cette auto-critique de l'indétermination du monde arabe et de ses nombreuses erreurs. Quand on lui reprochait la dureté avec laquelle il critiquait les Arabes, il disait « âkher el daa' al kay », le dernier remède, c'est la cautérisation par le feu. L'un de ses derniers poèmes - « Les enfants de la pierre » - fait référence au soulèvement de l'Intifada dans les Territoires occupés.
Son écriture s'est souvent emparé des thèmes du désespoir politique, et il a ainsi traité l'oppression des femmes comme une métaphore dans laquelle il voyait le destin maudit des Arabes. Dans son poème « Dessin avec des mots », il écrit : « Quand un homme désire une femme, il souffle dans une corne ; mais, quand une femme désire un homme, elle mange le coton de son oreiller ».
Le romancier égyptien Gamal el-Ghitanti, éditeur de l'hebdomadaire Les nouvelles de la Littérature, fit l'éloge de Nizar Kabbani en disant qu'il avait été « dans une certaine mesure, un grand poète arabe, qui fit un grand effort pour rendre sa poèsie compréhensible par tout le peuple et pas seulement par une élite ».
On ajoute une partie d'une de ses poésies très fameuses qui a été traduite en français par Mohammad Réza Zakéri, un étudiant iranien, à ces explications :
Poésie de tristesse
-Ton amour m'a appris d'être triste
-Il y a longtemps que j'ai besoin
-D'une femme qui m'attriste
-D'une femme dans les bras de la quelle je puisse pleurer
-Comme un passereau
-D'une femme qui rassemble mes parties
-Comme des pièces d'un cristal brisé
-Ton amour m'a fait entrer
-Dans des pays de tristesse
-Et moi, avant toi,
-Je ne suis jamais entré
-Dans des pays de tristesse
-Je ne savais jamais que la larme c'est l'homme incarné
-Que l'homme sans tristesse,
-Il n'est qu'un souvenir.
Notes et références

↑ Nizar Qabbani, PoemHunter.com. Consulté le 2007-06-23
↑ Qabbani Recovered from Sickness, Gratitude Message to Syrians, Arabic News, 1997-12-15. Consulté le 2007-06-23
↑ Nizar Qabbani, Major Arab Literary Figure, Dies, CNN.com, 1998-04-30. Consulté le 2007-06-23
↑ a, b et c Nizar Qabbani: Pioneer of Modern Arab Poetry, Arabic News, 1998-05-04. Consulté le 2007-06-23

Esculape
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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Jeu 9 Déc 2010 - 5:55


Balkis amour de Nizar Kabbani
Posté par Whiterose le : 25/01/2008 17:23
Apres etre morte cruellement dans un attentat a l'ambassade Iraquienne a Bairoute en 1982 pendant la guerre du Liban. Nizar Kabbani ecrit l'un des plus connus de ses poeme Balkis et le plus beau dédié a sa bien aimée et sa femme


Merci à vous,
Merci à vous,
Assassinée, ma bien aimée !
Vous pourrez dès lors
Sur la tombe de la martyre
Porter votre funèbre toast.
Assassinée ma poésie !
Est-il un peuple au monde,
-Excepté nous-
Qui assassine le poème ?

O ma verdoyante Ninive !
O ma blonde bohémienne !
O vagues du Tigre printanier !
O toi qui portes aux chevilles
Les plus beaux des anneaux !

Ils t'ont tuée, Balkis !
Quel peuple arabe
Celui-là qui assassine
Le chant des rossignols !

Balkis, la plus belle des reines
Dans l'histoire de Babel !
Balkis, le plus haut des palmiers
Sur le sol d'Irak !

Quand elle marchait
Elle était entourée de paons,
Suivie de faons.

Balkis, ô ma douleur !
O douleur du poème à peine frôlé du doigt !
Est-il possible qu'après ta chevelure
Les épis s'élèveront encore vers le ciel ?

Où est donc passé Al Samaw'al ?
Où est donc parti Al Muhalhil ?
Les anciens preux, où sont-ils ?

Il n'y a plus que des tribus tuant des tribus,
Des renards tuant des renards,
Et des araignées tuant d'autres araignées.
Je te jure par tes yeux
Où viennent se réfugier des millions d'étoiles
Que, sur les Arabes, ma lune,
Je raconterai d'incroyables choses
L'héroïsme n'est-il qu'un leurre arabe ?
Ou bien, comme nous, l'Histoire est-elle mensongère ?
Balkis, ne t'éloigne pas de moi
Car, après toi, le soleil
Ne brille plus sur les rivages.

Au cours de l'instruction je dirai :
Le voleur s'est déguisé en combattant,
Au cours de l'instruction je dirai :
Le guide bien doué n'est qu'un vilain courtier.

Je dirai que cette histoire de rayonnement (arabe)
N'est une plaisanterie, la plus mesquine,
Voilà donc toute l'Histoire, ô Balkis !

Comment saura-t-on distinguer
Entre les parterres fleuris
Et les monceaux d'immondices ?

Blakis, toi la martyre, toi le poème,
Toi la toute-pure, toit la toute-sainte.
Le peuple de Saba, Balkis, cherche sa reine des yeux,
Rends donc au peuple son salut !

Toi la plus noble des reines,
Femme qui symbolise toutes les gloires des époques sumériennes !
Balkis, toi mon oiseau le plus doux,
Toi mon icône la plus précieuse,
Toi larme répandue sur la joue de la Madeleine !

Ai-je été injuste à ton égard
En t'éloignant des rives d'Al A'damya ?
Beyrouth tue chaque jour l'un de nous,
Beyrouth chaque jour court après sa victime.

La mort rôde autour de la tasse de notre café,
La mort rôde dans la clé de notre appartement,
Elle rôde autour des fleurs de notre balcon,
Sur le papier de notre journal,
Et sur les lettres de l'alphabet.

Balkis ! sommes-nous une fois encore
Retournés à l'époque de la jahilia ?
Voilà que nous entrons dans l'ère de la sauvagerie,
De la décadence, de la laideur,
Voilà que nous entrons une nouvelle fois
Dans l'ère de la barbarie,
Ere où l'écriture est un passage
Entre deux éclats d'obus,
Ere où l'assassinat d'un frelon dans un champ
Est devenu la grande affaire.

Connaissez-vous ma bien aimée Balkis ?
Elle est le plus beau texte des œuvres de l'Amour,
Elle fut un doux mélange
De velours et de beau marbre.

Dans ses yeux on voyait la violette
S'assoupir sans dormir.
Balkis, parfum dans mon souvenir !
O tombe voyageant dans les nues !

Ils t'ont tuée à Beyrouth
Comme n'importe quelle autre biche,
Après avoir tué le verbe.

Balkis, ce n'est pas une élégie que je compose,
Mais je fais mes adieux aux Arabes,

Balkis, tu nous manques… tu nous manques…
Tu nous manques…

La maisonnée recherche sa princesse
Au doux parfum qu'elle traîne derrière elle.
Nous écoutons les nouvelles,
Nouvelles vagues, sans commentaires.

Balkis, nous sommes écorchés jusqu'à l'os.
Les enfants ne savent pas ce qui se passe,
Et moi, je ne sais pas quoi dire…

Frapperas-tu à la porte dans un instant ?
Te libéreras-tu de ton manteau d'hiver ?
Viendras-tu si souriante et si fraîche
Et aussi étincelante
Que les fleurs des champs ?

Balkis, tes épis verts
Continuent à pleurer sur les murs,
Et ton visage continue à se promener
Entre les miroirs et les tentures.

Même la cigarette que tu viens d'allumer
Ne fut pas éteinte,
Et sa fumée persistante continue à refuser
De s'en aller.
Balkis, nous sommes poignardés
Poignardés jusqu'à los
Et nos yeux sont hantés par l'épouvante.

Balkis, comment vas-tu pu prendre mes jours et mes rêves ?
Et as-tu supprimé les saisons et les jardins ?

Mon épouse, ma bien aimée,
Mon poème et la lumière de mes yeux,
Tu étais mon bel oiseau,
Comment donc as-tu pu t'enfuir ?
Balkis, c'est l'heure du thé irakien parfumé
Comme un bon vieux vin,
Qui donc distribuera les tasses, ô girafe ?
Qui a transporté à notre maison
L'Euphrate, les roses du Tigre et de ruçafa?

Balkis, la tristesse me transperce.
Beyrouth qui t'a tuée ignore son forfait,
Beyrouth qui t'a aimée
Ignore qu'elle a tué sa bien aimée
Et qu'elle a éteint la lune.
Balkis ! Balkis ! Balkis !
Tous les nuages te pleurent,
Quidonc pleurera sur moi ?

Balkis, comment vas-tu pu disparaître en silence
Sans avoir posé tes mains sur mes mains ?

Balkis, comment as-tu pu nous abandonner
Ballottés comme feuilles mortes par le vent ballottées,
Comment nous as-tu abandonnés nous trois
Perdus comme une plume dans la pluie ?

As-tu pensé à moi
Moi qui ai tant besoin de ton amour,
Comme Zeinab, comme Omar ?
Balkis, ô trésor de légende !
O lance irakienne !
O forêt de bambous !
Toi dont la taille a défié les étoiles,
D'où as-tu apporté toute cette fraîcheur juvénile ?

Balkis, toi l'amie, toi la compagne,
Toi la délicate comme une fleur de camomille.

Beyrouth nous étouffe, la mer nous étouffe,
Le lieu nous étouffe.
Balkis, ce n'est pas toi qu'on fait deux fois,
Il n'y aura pas de deuxième Balkis.
Balkis ! les détails de nos liens m'écorchent vif,
Les minutes et les secondes me flagellent de leurs coups,
Chaque petite épingle a son histoire,
Chacun de tes colliers en a plus d'une,
Même tes accroche-cœur d'or
Comme à l'accoutumée m'envahissent de tendresse.

La belle voix irakienne s'installe sur les tentures,
Sur les fauteuils et les riches vaisselles.
Tu jaillis des miroirs
Tu jaillis de tes bagues,
Tu jallis du poème,
Des cierges, des tasses
Et du vin de rubis.

Balkis, si tu pouvais seulement
Imaginer la douleur de nos lieux !
A chaque coin, tu volettes comme un oiseau,
Et parfumes le lieu comme une forêt de sureau.

Là, tu fumais ta cigarette,
Ici, tu lisais,
Là-bas tu te peignais telle un palmier,
Et, comme une épée yéménite effilée,
A tes hôtes tu apparaissais.

Balkis, où est donc le flacon de Guerlain ?
Où est le briquet bleu ?
Où est la cigarette Kent ?
Qui ne quittait pas tes lèvres ?
Où est le hachémite chantant
Son nostalgique chant ?

Les peignes se souviennent de leur passé
Et leurs larmes se figent ;
Les peignes souffrent-ils aussi de leur chagrin d'amour ?

Balkis, il m'est dur d'émigrer de mon sang
Alors que je suis assiégé entre les flammes du feu
Et les flammes des cendres.

Balkis, princesse !
Voilà que tu brûles dans la guerre des tribus.
Qu'écrirais-je sur le voyage de ma reine,
Car le verbe est devenu mon vrai drame ?
Voilà que nous recherchons dans les entassements des victimes
Une étoile tombée du ciel,
Un corps brisé en morceaux comme un miroir brisé.
Nous voilà nous demander, ô ma bien aiméme,
Si cette tombe est la tienne
Ou bien celle en vérité de l'arabisme ?

Balkis, ô sainte qui as étendu tes tresses sur moi !
O girafe de fière allure !

Balkis, notre justice arabe
Veut que nos propres assassins
Soient des Arabes,
Que notre chair soit mangée par des Arabes,
Que notre ventre soit éventré par des Arabes,
Comment donc échapper à ce destin ?
Le poignard arabe ne fait pas de différence
Entre les gorges des hommes
Et les gorges des femmes.

Balkis, s'ils t'ont fait sauter en éclats,
Sache que chez nous
Toutes les funérailles commencent à Karbala
Et finissent à Karbala
Je ne lirai plus l'Histoire dorénavant,
Mes doigts sont brûlés
Et mes habits sont entachés de sang.

Voilà que nous abordons notre âge de pierre,
Chaque jour, nous reculons mille ans en arrière !
A Beyrouth la mer
A démissionné
Après le départ de tes yeux,
La poésie s'interroge sur son poème
Dont les mots ne s'agencent plus,
Et personne ne répond plus à la question,
Le chagrin, Balkis, presse mes yeux comme une orange.
Las ! je sais maintenant que les mots n'ont pas d'issue,
Et je connais le gouffre de la langue impossible ;
Moi qui ai inventé le style épistolaire
Je ne sais par quoi commencer une lettre,
Le poignard pénètre mon flanc
Et le flanc du verbe.

Balkis, tu résumes toute civilisation,
La femme n'est-elle pas civilisation ?

Balkis, tu es ma bonne grande nouvelle.
Qui donc m'en a dépouillé ?
Tu es l'écriture avant toute écriture,
Tu es l'île et le sémaphore,

Balkis, ô lune qu'ils ont enfouie
Parmi les pierres !
Maintenant le rideau se lève,
Le rideau se lève.

Je dirai au cours de l'instruction
Que je connais les noms, les choses, les prisonniers,
Les martyrs, les pauvres, les démunis.

Je dirai que je connais le bourreau qui a tué ma femme
Je reconnais les figures de tous les traîtres.

Je dirai que votre vertu n'est que prostitution
Que votre piété n'est que souillure,
Je dirai que notre combat est pur mensonge
Et que n'existe aucune différence
Entre politique et prostitution.
Je dirai au cours de l'instruction
Que je connais les assassins,
Je dirai que notre siècle arabe
Est spécialisé dans l'égorgement du jasmin,
Dans l'assassinat de tous les prophètes,
Dans l'assassinat de tous les messagers.

Même les yeux verts
Les Arabes les dévorent,
Même les tresses, mêmes les bagues,
Même les bracelets, les miroirs, les jouets,
Même les étoiles ont peur de ma patrie.
Et je ne sais pourquoi,
Même les oiseaux fuient ma patrie.

Et je ne sais pourquoi,
Même les étoiles, les vaisseaux et les nuages,
Même les cahiers et les livres,
Et toutes choses belles
Sont contre les Arabes.

Hélas, lorsque ton corps de lumière a éclaté
Comme une perle précieuse
Je me suis demandé
Si l'assassinat des femmes
N'est pas un dada arabe,
Ou bien si à l'origine
L'assassinat n'est pas notre vrai métier ?

Balkis, ô ma belle jument
Je rougis de toute mon Histoire.
Ici c'est un pays où l'on tue les chevaux,
Ici c'est un pays où l'on tue les chevaux.

Balkis, depuis qu'ils t'ont égorgée
O la plus douce des patries
L'homme ne sais comment vivre dans cette patrie,
L'homme ne sait comment vivre dans cette patrie.

Je continue à verser de mon sang
Le plus grand prix
Pour rendre heureux le monde,
Mais le ciel a voulu que je reste seul
Comme les feuilles de l'hiver.

Les poètes naissent-ils de la matrice du malheur ?
Le poète n'est-il qu'un coup de poignard sans remède porté au cœur ?
Ou bien suis-je le seul
Dont les yeux résument l'histoire des pleurs ?

Je dirai au cours de l'instruction
Comment ma biche fut tuée
Par l'épée de Abu Lahab,
Tous les bandits, du Golfe à l'Atlantique
Détruisent, incendient, volent,
Se corrompent, agressent les femmes
Comme le veut Abu Lahab,

Tous les chiens sont des agents
Ils mangent, se soûlent,
Sur le compte de Abu Lahab,
Aucun grain sous terre ne pousse
Sans l'avis de Abu Lahab
Pas un enfant qui naisse chez nous
Sans que sa mère un jour
N'ait visité la couche de Abu Lahab,
Pas une tête n'est décapitée sans ordre de Abu Lahab

La mort de Balkis
Est-elle la seule victoire
Enregistrée dans toute l'Histoire des Arabes ?

Balkis, ô ma bien aimée, bue jusqu'à la lie !

Les faux prophètes sautillent
Et montent sur le dos des peuples,
Mais n'ont aucun message !

Si au moins, ils avaient apporté
De cette triste Palestine
Une étoile,
Ou seulement une orange,
S'ils nous avaient apporté des rivages de Ghaza
Un petit caillou
Ou un coquillage,
Si depuis ce quart de siècle

Ils avaient libéré une olive
Ou restitué une orange,
Et effacé de l'Histoire la honte,
J'aurais alors rendu grâce à ceux qui t'ont tuée
O mon adorée jusqu'à la lie !
Mais ils ont laissé la Palestine à son sort
Pour tuer une biche !

Balkis, que doivent dire les poètes de notre siècle !
Que doit dire le poème
Au siècle des Arabes et non Arabes,
Au temps des païens,
Alors que le monde Arabe est écrasé
Ecrasé et sous le joug,
Et que sa langue est coupée.

Nous sommes le crime dans sa plus parfaite expression ;
Alors écartez de nous nos œuvres de culture.

O ma bien aimée, ils t'ont arrachée de mes mains,
Ils ont arraché le poème de ma bouche,
Ils ont pris l'écriture, la lecture,
L'enfance et l'espérance.
Balkis, Balkis, ô larmes s'égouttant sur les cils du violon !
Balkis, ô bien aimée jusqu'à la lie !
J'ai appris les secrets de l'amour à ceux qui t'ont tuée,
Mais avant la fin de la course,
Ils ont tué mon poulain.

Balkis, je te demande pardon ;
Peut être que ta vie a servi à racheter la mienne
Je sais pertinemment
Que ceux qui ont commis ce crime
Voulaient en fait attenter à mes mots.

Belle, dors dans la bénédiction divine,
Le poème après toi est impossible
Et la féminité aussi est impossible.

Des générations d'enfants
Continueront à s'interroger sur tes longues tresses,
Des générations d'amants
Continueront à lire ton histoire
O parfaite enseignante !
Les Arabes sauront un jour
Qu'ils ont tué une messagère


SUBLIME!!!!!!!!!!!!!


Esculape
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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par michou le Jeu 9 Déc 2010 - 6:05

Esculape a écrit:



"La voyante de Nizar"


La voyante


1. Elle s’assit… la peur dans les yeux
2. Observant ma tasse retournée
3. Elle dit : Ne sois pas triste, mon enfant
4. Car l’amour est ta destinée
5. O mon enfant… mourra en martyr…
6. Celui qui meurt converti à la religion de l’être aimé…

7. Ta tasse… est un monde terrifiant
8. Et ta vie n’est que voyages… et guerres
9. Tu aimeras de multiples fois
10. Et tu mourras de multiples fois
11. Tu adoreras toutes les femmes de la terre…
12. Et tu reviendras… comme un roi vaincu…

13. Dans ta vie, mon enfant, il y a une femme
14. Ses yeux… Louange à Dieu
15. Sa bouche… est dessinée comme une grappe
16. Son sourire n’est que mélodies et roses
17. Mais ton ciel est pluvieux
18. Et ta voie… est sans issue, sans issue

19. Car la bien-aimée de ton cœur… ô mon enfant
20. Dort… dans un château surveillé
21. Le château est immense… mon enfant
22. Et bien gardé par chiens et soldats
23. La princesse de ton cœur… dort
24. Celui qui pénètre dans sa chambre… est perdu…
25. Celui qui demande sa main… celui qui s’approche…
26. De la muraille de son jardin… est perdu
27. Celui qui essaie de défaire ses nattes
28. O mon enfant… est perdu…e st perdu

29. J’ai prédit l’avenir… et lu dans les astres de nombreuses fois
30. Mais je n’ai jamais lu…
31. Dans une tasse semblable à la tienne
32. Je n’ai jamais connu ô mon enfant
33. Une tristesse… pareille à la tienne
34. Ta destinée est de marcher à tout jamais
35. En amour… sur le tranchant du poignard
36. De rester solitaire comme les coquillages
37. De rester mélancolique comme le saule pleureur
38. Ta destinée est de naviguer à tout jamais
39. Sue la mer de l’amour sans voile
40. D’aimer d’innombrables fois
41. Et de revenir comme un roi détrôné


Nizar kabbani,
extrait du recueil « Poèmes Féroces », 1970


Poeme dédié a toutes les femmes et dédicace spéciale a Dreams!!

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Dim 12 Déc 2010 - 4:46

Aucune reaction?
Meme pas Dreams???

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Dim 12 Déc 2010 - 4:47

Aucune reaction?
Meme pas Dreams???

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Dim 12 Déc 2010 - 9:31

Dommage que le poeme de Balqiss ne soit pas commenté!!
les bras m'en tombent!!!! ccry

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par oryza sativa le Dim 12 Déc 2010 - 10:15

trés jolie poeme qui ns fait inspiré plein de belle chose. coeur

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Dim 12 Déc 2010 - 11:49

Enfin une femme qui sait apprécier les belles choses de la vie!!!!!!!!!
Merci mon amie!!!!!

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par SAMRA du 34 le Dim 23 Jan 2011 - 9:49

Balkis, notre justice arabe
Veut que nos propres assassins
Soient des Arabes,
Que notre chair soit mangée par des Arabes,
Que notre ventre soit éventré par des Arabes,
Comment donc échapper à ce destin ?
Le poignard arabe ne fait pas de différence
Entre les gorges des hommes
Et les gorges des femmes
[...]
Voilà que nous abordons notre âge de pierre,
Chaque jour, nous reculons mille ans en arrière !
[...]
Les faux prophètes sautillent
Et montent sur le dos des peuples,
Mais n'ont aucun message !
[...]
Ils avaient libéré une olive
Ou restitué une orange,
Et effacé de l'Histoire la honte,
J'aurais alors rendu grâce à ceux qui t'ont tuée
[...]
Nous sommes le crime dans sa plus parfaite expression ;
[...]
Les Arabes sauront un jour
Qu'ils ont tué une messagère


WAW!!!!! Voilà les moments forts qui m'auront marqués!!! Je serai aller jusqu'à dire que c'est un prophète puisque il a un msg clair explicité par ces quelques citations!!
Je n'ai jamais lu la poesie arabe mais je pense que ces paroles sont d'autant plus puissantes dans leur langue natale^^




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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Dim 23 Jan 2011 - 12:00

Merci d'avoir ressuscité ce poeme!!!

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par adomis le Sam 29 Jan 2011 - 13:42

تلومني الدنيا

تلومني الدنيا إذا أحببته

كأنني.. أنا خلقت الحب واخترعته

كأنني أنا على خدود الورد قد رسمته

كأنني أنا التي..

للطير في السماء قد علمته

وفي حقول القمح قد زرعته

وفي مياه البحر قد ذوبته..

كأنني.. أنا التي

كالقمر الجميل في السماء..

قد علقته..

تلومني الدنيا إذا..

سميت من أحب.. أو ذكرته..

كأنني أنا الهوى..

وأمه.. وأخته..

هذا الهوى الذي أتى..

من حيث ما انتظرته

مختلفٌ عن كل ما عرفته

مختلفٌ عن كل ما قرأته

وكل ما سمعته

لو كنت أدري أنه..

نوعٌ من الإدمان.. ما أدمنته

لو كنت أدري أنه..

بابٌ كثير الريح.. ما فتحته

لو كنت أدري أنه..

عودٌ من الكبريت.. ما أشعلته

هذا الهوى.. أعنف حبٍ عشته

فليتني حين أتاني فاتحاً

يديه لي.. رددته

وليتني من قبل أن يقتلني.. قتلته..

هذا الهوى الذي أراه في الليل..

على ستائري..

أراه.. في ثوبي..

وفي عطري.. وفي أساوري

أراه.. مرسوماً على وجه يدي..

أراه منقوشاً على مشاعري

لو أخبروني أنه

طفلٌ كثير اللهو والضوضاء ما أدخلته

وأنه سيكسر الزجاج في قلبي لما تركته

لو أخبروني أنه..

سيضرم النيران في دقائقٍ

ويقلب الأشياء في دقائقٍ

ويصبغ الجدران بالأحمر والأزرق في دقائقٍ

لكنت قد طردته..

يا أيها الغالي الذي..

أرضيت عني الله.. إذ أحببته

هذا الهوى أجمل حبٍ عشته

أروع حبٍ عشته

فليتني حين أتاني زائراً

بالورد قد طوقته..

وليتني حين أتاني باكياً

فتحت أبوابي له.. وبسته
j'adore ce poeme......

adomis
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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

Message par Esculape le Sam 29 Jan 2011 - 13:45

Tu peux pas faire plus petit??

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Re: Nizar kabbani(le poête de la femme)

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