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L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à

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L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à  Empty L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à

Message par Esculape le Sam 19 Mar 2011 - 6:20

L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à effacer l'histoire de la révolution algérienne
Par Free Algérie | Il ya 16 heures 40 minutes | 148 lecture(s)

De fait, on a affaire à une mise à l’écart, voire une occultation certaine de l’histoire récente de l’Algérie, plus encore de la mise en place d’un processus d’effacement, de la mémoire des Algériens, de l’événement le plus fondamental de leur histoire :La révolution algérienne de 1954-62. Comment expliquer ce processus d’occultation de la révolution algérienne? Son explication est dû, en grande partie, au fait que les hommes qui ont pris le pouvoir en Algérie n’ont pas participé à la révolution algérienne.En effet, Ils étaient installés au Maroc et en Tunisie aux frontières algéro-tunisienne et algéro-marocaine.

Bien que le pouvoir fasse remonter aux Oulamas de Ben Badis, l’origine de l’idéologie arabo-islamique qu’il a mis en place depuis 1962, il existe, en réalité, une grande différence entre les deux.L’arabo-islamisme d’Ibn-Badis était une doctrine fondamentalement algérienne, ancrée sur l’environnement algériens, une réalité qui s’est traduite dans un des points mentionnés dans leur slogan :L’Algérie est ma patrie, ainsi que par l’engagement des Oulamas dans la lutte contre le colonialisme, notamment en dénonçant la politique assimilationniste de l’Etat français qui visait à faire des Algériens des français. L’algéro-islamisme des Oulamas se concrétisa encore plus fortement à partir de 1954 par leur ralliement à la lutte de libération nationale et leur adhésion , lors du congrès de la Soumam, à la charte du même nom.De fait, le concept d’arabo-islamisme tel que développé par les Oulamas était, on peut dire, un concept d’essence algérienne.Cette tendance s’est maintenue jusqu’en 1962.
Après cette date, l’idéologie arabo-islamique, élaborée par le pouvoir algérien, allait connaître une évolution diamétralement opposée. En effet, contrairement à la doctrine de Ben Badis dont le centre de gravité était l’Algérie coloniale et la révolution algérienne, l’arabo-islamisme du pouvoir puisera ses références en dehors de cette période. Ses contours, en ce qui a trait à l’identité de l’Algérie, seront puisés dans le passé lointain : Ainsi, le programme de Tripoli(1962), la Charte d’Alger (1964)de même que la charte nationale (1976) expliquent certains aspects de l’évolution de l’Algérie en faisant un retour dans le passé lointain.Ces documents mentionnent, en effet, que c’est à partir du VIIème siècle et par le biais de la pénétration arabe que vont intervenir en Algérie ''des mutations profondes'' et une fusion de l’Algérie avec la civilisation arabo-islamique.Cette tendance à se référer à des événements situés en dehors de la période révolutionnaire d’avant 62, est une constante dans les chartes définissant l’identité algérienne. De fait, ce qui frappe à la lecture de ces chartes ce n’est pas ce qui est dit, mais ce qui ne l’est pas, à savoir, l’histoire récente de l’Algérie, autrement dit, les luttes du peuple algérien face au colonialisme et surtout la révolution de 1954-62. Une occultation favorisée aussi, dans certains cas, par les contraintes de l’heure, comme par exemple, les événements de 1981 en Kabylie.Le ''printemps berbère'' va, en effet, donner lieu à des débats (charte de 1986) sur l’identité algérienne, débats, qui donneront lieu à un léger changement dans la formulation, de l’idéologie arabo-islamique, mais qui ne remettront pas en cause la tendance à la mise à l’écart de la révolution algérienne.En effet, alors qu’à l’époque de Houari Boumedienne, les Algériens étaient des Arabo-musulmans, sous l’époque de chadli''Les Algériens sont des Amazighs arabisés par l’islam''.

Cette référence au caractère amazigh de l’Algérie mettra-t-elle au premier plan la particularité de l’Algérie et par là-même sa propre évolution historique?. Non.Car celle-ci est diluée dans le vaste ensemble arabo-islamique.Un aspect ressortant dans les documents sur l’arabo-islamisme et réaffirmé récemment par l’ex-président Chadli qui déclare ce qui suit : '' Sur le plan culturel, nous appartenons à la même histoire, à la même culture, à la même civilisation arabo-musulmane. Et cette appartenance culturelle et civilisationnelle s’étend de l’est à l’ouest du monde arabe''. De fait, l’introduction de la nuance amazigh aurait pu donner à penser que le pouvoir algérien mettait en place un arabo-islamisme d’essence algérienne, avec comme élément essentiel la société algérienne formée à partir de la révolution algérienne. Mais ce n’est pas le cas. Car, comme l’ont démontré Dahbia Abrous et Salem Chaker,(De l’antiquité au Musée :Berbérité ou la in-nomable…google.com),l’amazighité est une référence aux Amazighs dans le passé lointain.De fait, l’histoire mise en valeur n’est pas celle des Algériens, caractérisés d’Amazighs, présents sur le territoire algérien avant 1962, et à la base de la naissance de l’Algérie actuelle. En effet, l’arabo-islamisme sous Chadli, repris aussi par Bouteflika, tous deux nés, par ailleurs, en dehors de l’Algérie,le premier en Tunisie et le second au Maroc, occulte, mettent à l'écart la révolution algérienne de 1954-62.Les référents, l’histoire popularisée, diffusée et enseignée, les personnages à mettre en valeur sont des personnages arabes, étant nés et ayant vécu au Moyen-orient ou du moins, quand ils étaient issus de l’espace algérien, dans des périodes sans aucun lien avec la révolution algérienne. De fait, on a affaire à une mise à l’écart, voire une occultation certaine de l’histoire récente de l’Algérie, plus encore de la mise en place d’un processus d’effacement, de la mémoire des Algériens, de l’événement le plus fondamental de leur histoire :La révolution algérienne de 1954-62. Comment expliquer ce processus d’occultation de la révolution algérienne? Son explication est dû, en grande partie, au fait que les hommes qui ont pris le pouvoir en Algérie n’ont pas participé à la révolution algérienne.En effet, Ils étaient installés au Maroc et en Tunisie aux frontières algéro-tunisienne et algéro-marocaine.



Aux oubliettes

Plus encore. Après avoir constitué ce qu’on a appelé ''l’armée des frontières'' et être entrés en Algérie en 1962, Ces hommes, Marocains et Tunisiens, pour la plupart, connus sous le nom de ''clan d’Oujda'', ont pris le pouvoir par les armes. De fait, leur provenance de l’extérieur, leur enlevait, aux yeux du peuple algérien, toute légitimité révolutionnaire.Il fallait donc, pour eux, faire oublier ce fait en éliminant, d'abord, les symboles de cette révolution et ensuite, en élaborant une idéologie appropriée à cette réalité.L’acte premier a été l’assassinat des révolutionnaires de la première heure, comme par exemple, Krim Belkacem et Khider.Dans un second temps, il fallait mettre dans l’oubli les luttes nationalistes et la révolution de 1954.Houari Boumedienne a été le premier artisan de ce plan.Et pour cause. La révolution algérienne représentait un mouvement auquel il n’avait pas pris part, un fait que lui-même a, tacitement, reconnu au tout début(1962) en plaçant et en soutenant comme président Ahmed Ben Bella, une ‘’personnalité historique’’ qui allait lui donner à lui et au clan d’Oujda une légitimité qu’ils n’avaient pas. Ce clan va, en toute logique, planifier l’effacement de l’esprit des Algériens, la référence à la révolution algérienne afin de faire oublier sa provenance de l’extérieur de l’Algérie. Il fallait, de ce fait, mettre tous les référents de cette révolution de côté et fabriquer une idéologie excluant la révolution algérienne. Cette idéologie, connue sous le nom d’arabo-islamisme, présentés au début comme un mouvement de renaissance de l’islam et de la langue arabe (charte de tripoli, 1962 et charte d’Alger, 1964) ainsi que d’unification du monde arabe, va,en puisant ses référents hors la période 54-62, viser à l’occultation de la révolution algérienne.Plus encore, elle va être à l’origine d’une explication de la naissance de l’Algérie, inexacte et tronquée.En effet, La charte de 1986, avance que la rencontre du VIIème siècle entre les Amazighs et les Arabes aura comme conséquence des ‘’mutations profondes’’et de là, ''il se produit alors un processus double :L’Algérie se réalise en tant que Nation en se fondant dans la civilisation arabe''Une affirmation complètement fausse’’ que l'ex- président Chadli défenseur de la thèse :''Les Algériens sont des Amazighs arabisés par l’Islam'' contredit lui-même. Dans une entrevue accordée à une revue japonaise, il déclare, en effet, ce qui suit'': Des gens qui habitaient dans les régions lointaines et qui n’ont pas été touchés par la civilisation arabo-islamique parlent leurs dialectes. Quant à ceux qui habitaient les Hauts Plateaux et les plaines, ils ont abandonné leurs dialectes pour parler la langue arabe car c’était la langue d’une civilisation, à l’époque''(Le quotidien d'algérie,7 oct.3009).A suivre la logique de Mr.Chadli,le concept de nation ne s’applique qu’à certaines régions :Plaines et haut-plateaux, formant une partie minime par rapport àux montagnes, selon lui, non touchées par la civilisation arabo-islamique.Du fait, que la réalisation de l’Algérie comme nation est dûe à son contact avec la civilisation arabo-islamique, on peut en déduire que l’Affirmation de Chadli,qui reflète l’opinion de tous les arabistes du pouvoir, est fausse.Car l’arabo-islamisme toucha, comme on l’a dit,une partie minime de l’espace algérien.On ne peut parler, comme il le fait, de nation, quand seulement partie infime de la population algérienne a été touchée par l’Arabo-islamisme. De fait, la réalisation de la nation algérienne actuelle n’est pas sa rencontre avec la civilisation arabo-islamique.La réalisation de la nation algérienne vient de la révolution de 1954-62, du glorieux combat du peuple Algériens contre le colonialisme, un combat mené par non pas par une minorité mais par l’ensemble des Algériens, un combat auquel par ailleurs les membres du clan d’Oujda (armées de frantières, DRS), qui se sont accaparés du pouvoir en 1962, n’ont pas pris part, car, comme on l’a dit, ils étaient installés au Maroc et en Tunisie.Une situation qui explique la mise en place d’une idéologie arabo-islamique qui occulte, dissimule, jette aux oubliettes l’histoire de la révolution algérienne, une idéologie, dont le but, par ailleurs, est d’effacer de l’esprit des générations post-indépendance le combat héroique de leurs parents et leurs grands-parents.

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